Réussir sa demi-pension #1 – L’annonce propriétaire

Réussir sa demi-pension #1 – L’annonce propriétaire

Réussir sa demi-pension commence dès la création de son annonce. En effet, le choix du cavalier est primordial pour la suite. C’est pour ça qu’il faut mettre toutes les chances de son côté pour attirer les meilleurs (j’entends par « meilleur » celui qui conviendrait le mieux à votre cheval).

Aujourd’hui, chers propriétaires, je peux me permettre de vous donner 2-3 conseils pour que votre annonce ne rebute pas les cavaliers. Depuis la mise en ligne de notre site www.fizzy.horse (La demi-pension qui Matche !), j’ai vu de nombreuses annonces de personnes qui proposent leur cheval en demi-pension. Attention, la plupart sont très bien. Je relève seulement, dans cet article, certaines incohérences et aussi certains détails qui font que les cavaliers vont s’arrêter ou pas sur une annonce.


          1) Votre cheval

Je commence par lui, c’est quand même lui le cœur du sujet. Vous le connaissez bien, vous l’aimez, vous avez fait plein de trucs avec lui, ça va être dur de le confier… Vantez-le, vendez-le MAIS n’exagérez pas ! Bref, soyez juste honnête. C’est vrai, si vous dites qu’il saute très bien par exemple, vous allez attirer les cavaliers d’obstacles. S’ils s’aperçoivent à l’essai qu’il saute 50 cms maximum, vous aurez, tous les 2, perdu votre temps. Pareil si vous affirmez sur l’annonce qu’il est super cool et conviendrait très bien à un débutant. Alors là, si ce n’est pas vrai, vous allez également perdre votre temps et, en plus, ramasser le cavalier qui sera resté dessus à peu près 30 secondes. Sans compter que vous risquez de l’écœurer, c’est pas top.

Vous devez être le plus juste possible sur les compétences de votre cheval, sur son tempérament. On commence souvent son annonce en indiquant son nom, son âge, sa taille… Ça, c’est facile, ce sont des faits qui n’appellent aucune interprétation. Mais quand il s’agit de parler de son niveau de dressage, de son caractère, tout dépend en fait de votre propre analyse et aussi de votre niveau. Comme pour tout, notre vision des choses découle de notre expérience. Vous risquez de penser que votre cheval est vraiment puissant, balèze, trop fort en tout si vous avez un petit niveau. Inversement, vous direz de votre cheval qu’il est facile, gentil, certes un peu coquin mais bon ! si vous avez un top niveau. C’est tout à fait normal. Du coup, je vous invite à prendre du recul pour écrire votre annonce, à laisser vos émotions de côté et à décrire votre cheval froidement. C’est bête mais pensez-y…

 

 

          2) Le prix

Il faut que je vous avoue que j’ai pensé à écrire cet article tout à l’heure quand je suis tombée sur une annonce de notre site. Je ne vous dis même pas le prix que le propriétaire demande pour une demi-pension. Autant vous dire qu’il ne trouvera jamais. Je sais que, moi aussi, j’aurais tendance à mettre un peu plus cher car comme on dit : « Quand on paye, on respecte ! ».

Mais bon, là aussi, soyez juste. Si le cavalier profite du cheval la moitié du temps, c’est normal qu’il paye la moitié des frais. Ce n’est pas la peine de le faire payer plus cher. De plus, ce n’est pas évident que vous ayez un cavalier qui ressemble davantage au cavalier que vous voulez avoir. C’est dur de confier son cheval pour beaucoup de raisons. On peut essayer plein de trucs pour trouver un cavalier plus respectueux, plus responsable… mais je pense que cela dépend en fait de chacun.

Inversement, certains propriétaires proposent leur cheval pour un petit prix ou même gratuitement. Ils veulent juste pouvoir échanger ou simplement trouver un cavalier qui prendra soin de leur cheval en leur absence. Quand on peut, c’est génial. Cela permet à des personnes qui ont peu de moyens de pouvoir vivre leur passion. (Chers cavaliers, si vous avez cette chance, prenez-en conscience et profitez !)

 

          3) Vos exigences

C’est votre cheval donc vous avez le droit d’avoir des exigences et, de toutes façons, c’est vous qui aurez le dernier mot, qui déciderez. Mais revenons à votre annonce. Triez… Ce que je veux dire, c’est que si le cavalier ne peut rien faire avec votre cheval, cela ne l’intéressera pas. Là aussi, soyez objectif. Tout le monde a des habitudes, des petites manies avec son cheval. Le cavalier ne se comportera pas comme vous, il faut le savoir.

Déjà, beaucoup de propriétaires ont une exigence sur le niveau et l’âge. Ce sont 2 critères qui ne font pas parti du matching sur notre site. C’est-à-dire que l’on considère que ce n’est pas à nous de faire ce choix mais au propriétaire. Je vous explique pourquoi. Il est évident qu’on peut exiger un niveau et un certain âge chez le cavalier. Inutile d’expliquer pourquoi, tout le monde comprend. Cependant, je trouve que c’est difficile à évaluer. Une personne peut avoir le galop 2 mais un niveau beaucoup plus important car il monte depuis des années et vice versa (car malheureusement, certains examens se donnent de nos jours). Et puis, si cela fait longtemps que vous montez seul, il est possible que vous avez perdu la notion de niveau. N’hésitez pas à demander à un tiers avant de créer votre annonce ce qu’il en pense. Je sais, cela peut paraitre idiot mais vous serez plus juste. En plus, j’avoue que le niveau dépend aussi un peu du club, de la région et je ne sais trop quoi encore…

En ce qui concerne l’âge, je comprends que le propriétaire ait certaines réticences. En fait, vous voulez juste pouvoir faire confiance au cavalier. Vous vous fiez souvent à votre expérience et c’est normal. Il faut que le cavalier puisse venir les jours prévus, qu’il ait un moyen de transport, qu’il soit responsable, que vous puissiez compter sur lui tout simplement. Donc, certains d’entre vous ne veulent absolument pas de mineurs. Vous allez me traiter de naïve ou de je ne sais pas quoi, tant pis, mais certains ados sont tops et vous passez à côté. De plus, ce sont principalement les 15-20 ans qui recherchent une demi-pension. C’est donc dommage de se priver d’eux. Je pense que c’est un peu comme pour le prix, tout le monde est différent. Il y a aussi des irresponsables chez les adultes !

Après, il y a des exigences en ce qui concerne la santé du cheval ou la sécurité et là, on ne discute même pas. Il est possible que votre cheval n’ait plus le droit de sauter suite à une vieille blessure, il faut peut-être lui mettre obligatoirement des bandes de repos tous les soirs, lui mettre une chemise plus une couverture ou qu’il ne faille jamais utiliser de rênes allemandes car il risque de se retourner avec… Mais est-il besoin de noter ça dans votre annonce ? Je ne pense pas. S’il ne doit pas sauter, il suffit d’indiquer « pas d’obstacle », c’est tout, vous discuterez au téléphone des raisons. Normalement, vous ne devriez pas avoir de cavalier passionnés de CSO puisque vous avez indiqué « pas d’obstacle ». (Juste un petit mot au passage pour les cavaliers : si le proprio dit « pas d’obstacle », c’est pas la peine d’appeler pour demander si c’est possible de sauter un peu quand même ! Oui, chers propriétaires, des fois, je me mets à votre place !)

 


Voilà, j’espère que cet article va en aider certains. J’espère aussi que des cavaliers le liront aussi même si je m’adresse ici aux propriétaires car il faut vraiment comprendre que ce n’est pas simple de confier son cheval. Je reste persuadée que si vous décrivez, dans votre annonce, votre cheval tel qu’il est, sans en oublier et sans en rajouter, vous avez plus de chances de tomber sur un cavalier qui lui correspond. Et c’est le seul but de votre annonce. Réussir sa demi-pension commence là. Pour le reste, sentir si c’est quelqu’un de bien, de responsable, si vous avez les mêmes valeurs… vous le jugerez au téléphone, la première fois que vous le verrez et sur la période d’essai.

N’hésitez pas à laisser un commentaire et à partager avec nous vos retours d’expérience.

Propriétaires et cavaliers : Comment vous assurer

Propriétaires et cavaliers : Comment vous assurer

Il existe de nombreuses assurances concernant l’équitation et on ne sait jamais comment s’y retrouver… Heureusement, vous n’aurez pas à souscrire à toutes les assurances pour avoir l’esprit tranquille. L’important est de savoir ce dont on a réellement besoin et de connaître les risques possibles si vous n’êtes pas protégé. Nous avons mis tout ça au clair pour les cavaliers et les propriétaires dans l’article qui suit.

 

1- La licence FFE

Cette licence fonctionne comme une assurance personnelle qui vous protège lorsqu’un accident vous arrive en action d’équitation. Ainsi, vous êtes protégé en toutes circonstances que vous soyez « dans le cadre d’un club ou à titre privé, en tous lieux, y compris avec un véhicule hippomobile, que le licencié soit conducteur ou passager. ». Cette assurance est en réalité une assurance corporelle pour le cavalier qui peut se blesser. La licence sert aussi de responsabilité civile si le cheval cause des dommages à un tiers, surtout si vous n’êtes pas le propriétaire. Dans le cas d’une demi-pension le proprio peut, à juste titre, vous obliger à y adhérer. Pensez-y car on l’oublie parfois mais se faire marcher sur le pied, par exemple, ça arrive souvent ! C’est pas agréable et si en plus on doit payer les frais du médecin… Pour adhérer à la licence (dans un club, on vous le demandera obligatoirement), le prix est fixe : 36 euros pour les majeurs et 25 euros pour les mineurs.  Pour en savoir un peu plus, ce document FFE que vous pouvez retrouver à l’intérieur de votre licence : infos_garanties_assurance_2017

On ne parle ici que du côté assurance de la licence. Mais il faut savoir que sans elle, on ne peut pas passer nos galops ni s’inscrire en compétition bien sûr (puisqu’on n’est pas assuré !). A savoir aussi que la licence donne de nombreux avantages et de nombreuses réductions (selleries, salons, abonnements magazines…). Ce qui fait qu’on retombe très vite dans ses frais.

 

 

2- La responsabilité civile propriétaire d’équidé

La responsabilité civile d’un propriétaire d’équidé (RCPE) ne s’applique pas lors de la pratique de l’équitation mais justement pour les cas hors action d’équitation. Vous n’imaginez pas les problèmes qu’il peut y avoir si votre cheval casse une clôture, s’échappe, refait la pelouse du voisin ou bien donne un coup de pied dans la portière d’une voiture. Cette assurance est donc là pour couvrir les dégâts que pourrait causer votre cheval hors pratique de l’équitation et les soins du cheval (bien sûr dans une certaine limite !). Ce qui signifie que les propriétaires doivent avoir leur licence FFE s’ils montent leur cheval en plus de la responsabilité civile pour les moments où ils sont sur leur cheval. Le pris de la RCPE est de 31 euros pour le 1er cheval et de 22 euros à partir du 2ème.

D’ailleurs, renseignez-vous auprès de votre assurance habitation car, souvent, votre cheval est considéré comme un animal de compagnie et est donc couvert au même titre que la RCPE. C’est peut-être moins cher !

A savoir également :

  • Si vous prêtez votre cheval à titre gratuit à un ami, il sera couvert par votre RCPE vis-à-vis des tiers. Cependant, gardez en tête qu’il ne sera pas assuré pour ses propres blessures.
  • La RCPE prend aussi en charge l’Assistance du cheval 24h/24. C’est à dire que si votre camion tombe en panne ou si vous avez un accident, votre cheval sera conduit gratuitement dans un centre équestre agréé et les frais de sa nuit seront payés.

 

3- Assurance du cheval

Lui aussi a le droit d’être rassuré ! C’est pourquoi il existe l’assurance mortalité-vol-frais de vétérinaire qui couvre les risques que peut encourir votre cheval. Il existe en effet des assurances pour les frais véto qui couvrent  jusqu’à un certain montant les blessures de votre cheval. Mais attention, il faut être vigilant car chaque assurance a ses propres conditions. Par exemple, elles peuvent prendre en compte les antécédents vétérinaires de votre cheval. Certains ne prévoient pas non plus de rembourser les frais de certaines maladies (ex : coliques). Il faut donc bien faire attention à comparer les assurances et prendre celle la plus adaptée à votre cheval. Pour les assurances mortalité ou vol, elles sont moins fréquentes car souvent très chères. D’ailleurs on prend ce genre d’assurance si le cheval a une certaine valeur financière (pour amortir le coût s’il y a décès ou vol et pouvoir racheter un cheval de qualité identique).

Pour choisir son assurance, le mieux est de demander des devis à différentes entreprises sur Internet pour bien connaître ce qui est pris en compte (par exemple : Equitanet propose un tableau de garantie ici).

 

C’est plus clair maintenant ? Vous savez maintenant les démarches à entreprendre si vous souhaitez être bien assuré. La licence FFE est indispensable si vous êtes cavalier. La RCPE vous aide en tant que propriétaire si jamais vous n’êtes pas couvert par votre assurance habitation. L’assurance de votre cheval vous garantit une prise en charge des soins, du vol ou bien de la mortalité. Il est vrai que ça peut paraître un peu cher mais c’est comme une voiture : on a l’impression qu’on paye pour rien mais une fois que le malheur nous tombe dessus, on est bien content de l’avoir. Si vous êtes demi-pensionnaire, on vous recommande fortement d’avoir votre licence FFE car si vous cassez les installations du proprio, c’est pour votre pomme ! Libre à vous maintenant de choisir votre protection !

Qu’est-ce que la demi-pension ?

Qu’est-ce que la demi-pension ?

La définition :

La demi-pension équine est une pratique très répandue dans le domaine de l’équitation. Le principe est simple : un propriétaire propose à un cavalier de monter son cheval la moitié du temps et en échange, ils s’entendent sur un partage des frais d’entretien du cheval. La plupart du temps, lors d’une demi-pension, le cheval est monté par le cavalier trois à quatre jours par semaine mais il existe d’autres solutions si cette option ne vous convient pas. Par exemple, le tiers de pension correspond à 2 jours de sortie par semaine et on parle de quart de pension pour 1 jour de sortie par semaine.

Parfois, les propriétaires proposent leurs chevaux en demi-pension gratuitement mais la plupart du temps, le prix correspond à peu près à la moitié des coûts de la pension du cheval mais attention, là encore tout dépend de la structure, des frais de vétérinaire et d’autres critères (en savoir plus avec cet article sur les prix de demi-pension).

Souvent, la demi-pension est une alternative pour le cavalier à l’achat ou à la location d’un cheval et cela permet au propriétaire de partager les frais d’entretien de son cheval. D’autres raisons peuvent pousser le propriétaire à proposer une demi-pension comme par exemple le manque de temps pour s’occuper régulièrement du cheval. De plus, le partage des frais de vétérinaire ou de maréchalerie sont envisageables en supplément de la prise en charge de l’entretien.

 

Les contrats en bref :

L’idée ici n’est pas de vous donner un inventaire précis de tous les articles du code civil qui existe pour le partage de pension d’un équidé (on le fait déjà bien sur cet article !), mais de survoler simplement les bases à savoir sur les contrats de demi-pension.

On distingue deux types de contrat pour le partage de pension d’un équidé : Un à durée déterminée qui prend fin à la date prévue et un à durée indéterminée qui prend fin lorsque le propriétaire et le cavalier décident d’y mettre fin.

Pour accéder au contrat, il vous suffit d’accéder à ce pdf qui vous permettra aussi de l’imprimer.

 

Comment trouver une demi-pension ? :

Il est possible de trouver sa demi-pension de plusieurs manières. Le bouche-à-oreille et la visite d’écuries ou de clubs aux alentours sont des moyens efficaces pour trouver une demi-pension mais d’autres moyens sont apparus avec les nouvelles technologies.

Fizzy.horse s’est inspiré de sites de rencontre en instaurant un système de « matching ». Cavaliers et propriétaires créent avant tout leur annonce. Ils ne sont présentés l’un à l’autre que si certains de leurs critères correspondent : le prix, la localisation, les disciplines et le type de contrat. D’autres données comme la taille du cheval ou le niveau du cavalier permettent d’affiner les recherches de chacun. D’une manière subtile, Fizzy.horse ramène à l’essentiel grâce au « matching » tout en laissant l’entière liberté de choisir à ses utilisateurs.

 


 

Ça coûte cher une demi-pension ?

Ça coûte cher une demi-pension ?

Vous sentez venir le sujet qui fâche ? Celui qu’on aimerait bien éviter mais qui revient sans cesse à chaque mois… Vous l’aurez bien compris, on va parler ici du prix des demi-pensions. Que vous soyez cavaliers ou propriétaires, cet article vous concerne et, on l’espère, répondra à vos questions sur l’aspect financier de la demi-pension. Mais mettons d’abord les choses au clair. Nous allons parler ici, des demi-pensions payantes car vous le savez peut-être déjà mais certains propriétaires proposent des demi-pensions gratuitement. Ensuite, il faut savoir que la rémunération d’une demi-pension est la plupart du temps une dépense fixe mensuelle qui est due par le cavalier.

Le prix d’une demi-pension varie…

La fourchette de prix d’une demi-pension se situe entre 50 et 250 euros par mois (et ça monte des fois bien plus haut que ça !) mais attention ne soyez pas piqués au vif, ce n’est qu’une moyenne. Tout dépend d’un ensemble de critères que le propriétaire décide ou non de vous faire payer.

  • Le premier critère est la fréquence de sortie du cheval. Vous êtes super motivé et vous voulez monter le cheval la moitié du temps ? Aucun souci, vous êtes dans le cas d’une demi-pension et vous paierez environ la moitié des frais d’entretiens. Mais peut-être opterez-vous pour un tiers de pension (2 fois par semaine) ? Dans ces cas-là c’est moins cher. Ou bien un quart de pension (1 fois par semaine) ? Et là c’est encore moins cher.
  • Si le propriétaire vous autorise à concourir, vous devrez assumer la participation aux frais de concours.
  • Les capacités du cheval peuvent aussi rentrer en jeu dans le prix. Si la demi-pension comprend uniquement la balade et le travail de fond, le prix peut, par exemple, être plus bas qu’un propriétaire qui tolère toutes les disciplines.
  • La qualité des installations qui sont proposées font aussi varier le prix de la demi-pension. Par exemple, si le cheval est dans une structure qui possède de grandes carrières où vous n’avez pas les pieds dans la boue même l’hiver, et un manège qui vous permet de travailler à l’abri de la pluie toute l’année alors le prix de la demi-pension sera sûrement plus élevé.

Comment chiffrer tout ça ?

A vos calculettes ! Peut-être vous êtes-vous déjà posé la question : Comment calculer le montant de ma demi-pension ? Comme au-dessus, on prend en compte quelques critères pour chiffrer le tout.

  • Combien payez-vous pour la nourriture, l’hébergement et l’entretien de votre cheval ? Ou tout simplement la pension ? Prenez cette somme est divisez-là par deux pour une demi-pension.
  • Ajoutez à cela, la moitié de frais de ferrure, de vermifuge et de vaccin (si vous souhaitez vraiment le faire payer, ce n’est pas obligatoire).
  • Le prix variera aussi selon les accès aux installations pour le cavalier et si ce dernier veut prendre des cours. Si vous proposez, un manège, plusieurs carrières, des paddocks, un rond de longe, un marcheur et une piste de galop, pour vos cours le prix sera plus élevé.

Ce n’est pas tout ! Il faut aussi se poser les bonnes questions : Qui paie les frais de vétérinaire si le cheval se blesse alors que le cavalier était en sortie ? Qui paie les déplacements pour le pâturage (si la structure ne le permet pas) ? Ces questions n’influeront pas le prix fixe mensuel mais ce sera des points qu’il faudra mettre au clair avec le cavalier pour éviter les litiges. (Voir notre article sur les litiges)

 

Vous pouvez ranger vos lunettes de mathématicien et votre Casio, l’article est fini 😊. Il ne reste plus qu’à méditer sur tout ça mais attention ce qui vient d’être dit est loin d’être exhaustif ! Le propriétaire décide de faire payer ce qu’il veut au cavalier, nous ne faisons qu’établir la tendance générale pratiquée dans la demi-pension. Si votre budget est de zéro, pas de panique, vous pouvez trouver des demi-pensions gratuites. Souvent à cause du manque de temps, certains propriétaires cherchent des cavaliers impliqués qui sont prêts à accorder du temps à leurs chevaux et ils ne demandent rien de plus en échange.

 


 

6 bonnes raisons de reprendre l’équitation avec une demi-pension

6 bonnes raisons de reprendre l’équitation avec une demi-pension

Un jour, vous avez été obligé(e) d’arrêter l’équitation pour une raison quelconque : manque d’argent, études, famille, bébé…

Aujourd’hui, le cheval vous manque mais vous ne savez pas comment reprendre. Ni quand, ni où, ni pourquoi, ni avec qui, ni dans quel club… Vous ne savez pas vraiment si vous voulez reprendre en fait. Vous n’avez plus 20 ans, faudrait pas se faire mal, ça coûte cher… Stop, vous pouvez le faire ! Je vous garantis un de vos plus beaux sourires dès que vous plongerez le nez dans son encolure !

Donc, comment faire ? J’ai déjà été à votre place et j’ai opté pour la demi-pension. Cette formule qui consiste à partager les sorties et les frais d’un cheval avec son propriétaire. Voici, pour moi, les 6 avantages majeurs de prendre un cheval en demi-pension.

 

1- Se remettre en confiance plus facilement

 

Cela fait un moment que vous n’êtes pas monté et vous n’êtes pas confiant. Ici, vous vous occupez toujours du même cheval, vous apprenez à le connaître. Vous pouvez passer le temps que vous voulez avec lui, faire des exercices à pieds, vous remettre tranquillement en selle. Je vous conseille tout de même quelques cours avec un enseignant dès le début pour vous obliger à surpasser quelques peurs. Mais rapidement, vous cernerez le cheval et vous aurez de moins en moins d’appréhension.

 

2- Une vraie complicité, un vrai partenaire

 

Ben oui, au bout de quelques temps, il deviendra votre ami. Il pointera les oreilles en avant quand il entendra votre voix, il hennira peut-être. Vous serez tous les deux heureux de vous voir. Quant au travail, ce ne sera pas du tout le même que si vous changiez de cheval à chaque séance. Vous saurez tout de suite s’il est disponible, s’il a envie. Vous adapterez vos demandes en fonction. C’est super sympa de faire du cheval que l’on monte son partenaire. L’équitation n’est pas la même car il y a cette complicité, cette osmose qui vous rendent plus fin, plus subtil dans vos actions.

 

3- Pas si cher que ça la demi-pension

 

Il faut se dire que vous aurez la chance de monter toujours le même cheval sans avoir à l’acheter. C’est un point financier non négligeable. Ensuite, vous avez le choix entre 3 formules : demi-pension, tiers-pension et quart-pension. Je ne peux pas vous donner de tarif ici car le prix de la demi-pension dépend bien sûr du prix de la pension. Et le prix de la pension varie selon les régions et aussi selon la qualité des structures de l’écurie où se situe le cheval. Ce qui est sûr, c’est que, proportionnellement, pour le prix payé, vous montez davantage. En plus, vous utilisez en général le matériel du cheval que vous n’aurez pas à acheter. C’est, pour moi, une option financière avantageuse.

 

4- Qualité du cheval

 

Selon votre niveau, vous pouvez prendre un cheval en demi-pension dans un centre équestre ou qui appartient à un propriétaire. En dessous du niveau galop 4, je vous conseille un cheval de club car il sera certainement plus facile à gérer pour vous. Ce sont souvent des chevaux qui travaillent beaucoup avec tous les niveaux de cavaliers, vous serez donc en sécurité dessus. Les chevaux de propriétaires sont, en général, plus qualiteux. Les personnes qui achètent un cheval ont, pour la plupart, un bon niveau et souhaitent un cheval d’un bon niveau également pour se faire plaisir ou sortir en compétition. Donc, on peut comprendre que les propriétaires veulent des demi-pensionnaires avec au moins le galop 4. J’expose ici une généralité car vous pouvez trouver de très bons chevaux à prendre en demi-pension dans un club et un cheval de propriétaire pour faire de la balade ou de petit niveau.

 

5- Se sentir responsable et concerné(e)

 

C’est tellement plus intéressant de participer à la vie du cheval. Comme vous êtes proche de lui, vous voulez être au courant de son état de santé, savoir quand le vétérinaire, le maréchal ferrant, le dentiste ou l’ostéopathe vont passer. Si vous pouviez vous libérer et être là ! Le propriétaire vous informe aussi des soins à effectuer quand ce sera votre jour et vous le ferez avec plaisir et attention. Vous serez aussi responsable de son évolution dans son travail. Oup la, je vous ai mis un coup de stress là ! Mais cool, si vous vous entendez bien avec le proprio, ça ira tout seul. En effet, certaines personnes pensent que, comme on vient les jours où le propriétaire ne vient pas, ce n’est pas utile de bien s’entendre avec. Ne faites pas cette erreur ! Il est primordial d’avoir la même vision du cheval et de le travailler dans le même sens. Dans ce cas, ça se passe super bien, on devient même souvent des amis.

 

6- Liberté

 

Vous avez une grande liberté dans les sorties du cheval. Bien sûr, il faut suivre le planning des jours pour que le cheval ne soit jamais oublié dans le box et il faut aussi respecter les consignes du propriétaire (c’est quand même son cheval !). Mais si un jour, alors que vous aviez décidé de travailler en dressage, vous êtes fatigué(e) ou juste pas envie, vous pouvez partir en balade ou le longer, faire des jeux avec, un truc cool qui va vous détendre. Autre chose, il est évident que vous avez des obligations envers le cheval et son propriétaire (d’ailleurs, n’oubliez pas d’établir un contrat de demi-pension). Cependant, pour une raison qui ne regarde que vous, vous êtes libre d’arrêter à n’importe quel moment.

 

Voilà pourquoi je vous conseille une demi-pension pour reprendre l’équitation. Monter dans ces conditions est très agréable. Peut-être que c’est aussi une étape avant de devenir vous-même propriétaire !

Qu’est-ce qu’on fait en cas de litige?

Qu’est-ce qu’on fait en cas de litige?

Qu’est-ce que c’est un litige ?

D’un point de vue juridique, un litige désigne « un différend entre deux ou plusieurs personnes, les uns contestant aux autres d’être titulaires d’un droit à l’exercice duquel ils prétendent » (Source : Litige.fr). Dans le cas de la demi-pension, si vous ne vous entendez plus avec le propriétaire ou le cavalier sur un point précis de votre accord, on dit qu’il y a litige. Vous l’aurez compris, l’article qui va suivre est très studieux… Mais, au moins, vous pourrez presque prétendre être un spécialiste du droit équin après l’avoir lu !

Le code civil

Le prêt à usage d’un équidé se base sur l’article 1875 du code civil qui définit le prêt à usage comme : « un contrat par lequel l’une des parties livre une chose à l’autre pour s’en servir, à la charge pour le preneur de la rendre après s’en être servi ».

Un propriétaire a parfaitement le droit de confier son cheval à un emprunteur qui pourra en faire usage et l’entretiendra tout au long du contrat. Il n’est pas imposé par la loi de formaliser l’accord par écrit mais il est fortement conseillé de le faire. Ainsi, en cas de litige, les parties peuvent se référer à la convention qu’ils ont signés au préalable. C’est d’ailleurs écrit noir sur blanc : Selon l’article 1134 du code civil : « les conventions tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ».

D’autre part, selon les articles 1875 et 1880 du code civil, des obligations et des responsabilités sont à respecter pour les deux parties. Du point de vue de l’emprunteur, il doit « veiller raisonnablement à la garde et à la conservation de la chose prêtée » (oui, pour le code civil, le cheval est une chose…), « respecter l’usage de l’animal prévu » et le restituer au terme du contrat sous peine de verser des dommages et intérêts au propriétaire. Le propriétaire est, quant à lui, tenu d’informer sur les défauts de l’animal (maladies, blessures, …) avant de signer le contrat. Si l’emprunteur n’est pas informé par le propriétaire, il est protégé par l’article 1891 du code civil qui stipule que le propriétaire engage sa responsabilité civile contractuelle à partir du moment où il a connaissance des défauts de son cheval et qu’il ne l’a pas indiqué au cavalier.

Les contrats de Demi-Pension

Il existe deux types de contrat pour le partage de pension d’un équidé. Ils se différencient par la durée du contrat. Le contrat à durée déterminée prend fin au terme de la date indiquée sur le contrat et le contrat à durée indéterminée, lui, prend fin lorsque l’une des deux parties décide d’y mettre fin. Les contrats pour le partage de pension d’un équidé contiennent plusieurs points à préciser : les diverses disciplines que le cheval aura le droit d’accomplir avec le cavalier (Dressage, Obstacle, Randonnée, Endurance, Attelage, Travail sur le plat, Longe, etc…),  l’autorisation pour le cheval à concourir ou non, les jours d’activités et les jours de repos de l’équidé, le prix de la co-pension avec ce qu’il comprend (la pension, la nourriture, le ferrage, l’accès aux installations, les cours) ainsi que les prix variables liés aux frais de vétérinaire. Enfin, le contrat précise les contacts de vétérinaires et de maréchal-ferrant si un problème survient lors des montées à cheval du demi-pensionnaire.

Je vous conseille fortement de signer un contrat lorsque vous trouvez votre demi-pension. Même si vous pensez qu’il n’arrivera rien entre vous, il est important de se mettre d’accord pour éviter tout litige.

 

Ouf, vous êtes arrivés à la fin… Je sais, le droit c’est un peu indigeste. J’espère, avec cet article, vous avoir fait prendre conscience qu’il est important de se protéger. Vous aurez compris qu’il peut être utile pour vous de connaître vos droits même dans le cadre de la demi-pension. Pour répondre à la question : Que fait-on en cas de litige ? Si tout est carré dès le départ, il n’y en aura pas.