Livre sur les chevaux – « Le meilleur des deux »

Livre sur les chevaux – « Le meilleur des deux »

Un livre sur les chevaux comme je les aime. Je vous présente aujourd’hui ce roman de Sixtine Potellet qui s’appelle « Le meilleur des deux ».

Avant de vous dire pourquoi je me suis régalée en le lisant, voici le 4ème de couverture pour bien vous mettre dans l’ambiance :

« L’une est pleine d’ambitions et s’entraine dans une écurie reconnue, l’autre est une cavalière de loisirs sans prétention.

Lorsqu’Héloïse et Laura se rencontrent, ce sont deux visions du Cheval qui s’affrontent. Tout les oppose, de leur philosophie à leur façon de travailler. Aucune n’a entièrement raison, aucune n’a entièrement tort ; sauront-elles se remettre en question pour le bien-être de leurs chevaux ? »

Ce bouquin est top pour plusieurs raisons.

Déjà, il est adapté à tout le monde. Il est facile à lire, très bien écrit. Mon seul regret est qu’il est un peu court ! C’est toujours trop court quand c’est bien ! Mais du coup, même si vous n’êtes pas fans de lecture, vous pouvez y aller, il se lit vite.

Je ne vous raconterai pas l’histoire, je vous dirai juste que, Sixtine, en écrivant cette histoire, est pile dans l’actualité.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous entendons des cavaliers qui se chamaillent à propos de la façon dont ils traitent les chevaux. Et plus ça va, plus on va vers des groupes extrémistes (les utilisateurs purs et durs contre les méthodes douces, sans parler des vegans, mais là, c’est quand même un sujet à part !).

Bref, il y a ceux qui ne visent que la réussite en compétition et ceux qui ne visent que le bien-être de leurs chevaux. Personnellement, je ne comprends pas pourquoi ils ne s’entendent pas. Oui, je l’avoue, je suis entre les deux ! J’adore réussir avec mon cheval et de toutes façons, pour réussir au mieux, notre mental à tous les deux doit être au top ! Donc, comment pourrai-je réussir si je néglige le bien-être de mon cheval ? Je précise juste que le mot réussite ne comprend pas que l’objectif de gagner en compétition ! Les objectifs sont différents pour chacun. Je peux vouloir réussir à partir seule en balade en toute confiance ou bien réussir à faire un cercle qui ne ressemble pas à une patate ou bien réussir mon départ au galop du pas !

Donc, c’est évident qu’on ne peut pas réussir sans le bien-être de son cheval mais… l’inverse est aussi vrai. Si je ne demande jamais rien de précis à mon cheval donc si je n’ai aucun objectif avec lui, cela va nuire à sa santé mentale car le cheval n’est bien que s’il a une personne à suivre, s’il peut jouer. Je n’ai jamais vu mon cheval aussi fier que quand je lui indiquais qu’il avait réussi, que OUI, c’est ça que j’attendais de lui ! De toute façon, si vous avez un cheval, c’est pour partager des choses avec lui…

Bon, je m’égare… Mais c’est le message que Sixtine veut passer dans son histoire. Vous allez vous attacher à ces deux héroïnes qui, vous verrez, n’ont à la base rien en commun.

Je vous mets le lien de la vidéo de Sixtine qui gère la chaîne Cavalgrena sur youtube. Elle vous parle de son livre. Et qui d’autre que l’auteur peut aussi bien le faire ? https://www.youtube.com/watch?v=t6ndgtJBr1Y

Voici le lien direct pour vous le procurer : http://urlz.fr/7pqF

Très bonne lecture ! N’hésitez pas à mettre en commentaire ce que vous en avez pensé !

Apprécier le tempérament d’un cheval

Apprécier le tempérament d’un cheval

Le caractère et le comportement du cheval sont des facteurs clés pour leur utilisation. Il est évident qu’un cheval nerveux et peureux peut être dangereux pour un débutant ou un cavalier de loisirs et qu’un cheval sans trop d’énergie ne pourra satisfaire un cavalier de compétition.

Comment définir le tempérament d’un cheval ?

Officiellement, on définit le tempérament d’un cheval selon 5 critères :

L’émotivité : Sa réaction face à un événement nouveau ou soudain.

La grégarité : Sa réaction lorsqu’on le sépare des copains.

La sensibilité : Sa réaction face à différents stimuli sensoriels.

La réactivité vis-à-vis des humains : proche ou distant de l’homme.

L’activité motrice : Son énergie naturelle.

Pour moi, il est également important de connaître son tempérament si vous avez l’intention d’avoir une bonne relation avec lui. Personnellement, je rajoute le critère «câlins» !

Des études ont été faites et des tests scientifiques existent aujourd’hui pour mesurer ces différents critères. Des « tests de tempéraments » ont été développés. Ils sont réalisés de façon standardisée selon un protocole très strict.

Comment le tester ?

Il est vrai que nous prenons le temps d’essayer une ou même plusieurs fois un cheval avant de l’acheter ou de le prendre en demi-pension. Mais il faudrait peut-être prendre en compte ces éléments avant de se décider. Ils pourraient nous permettre de se poser les bonnes questions et surtout, de trouver le bon cheval, notre futur partenaire.

Si notre expérience est suffisante, il n’est pas nécessaire de faire appel à un professionnel pour venir observer notre futur cheval. Nous pouvons nous-même établir son « profil de tempérament» :

Pour tester son émotivité : Tester ses différentes peurs (le faire marcher sur une bâche, ouvrir un parapluie à côté de lui…)

Pour tester sa grégarité : L’emmener loin des autres chevaux et observer ses réactions (hennissements, recherche des autres…)

Pour tester sa sensibilité : Observer s’il est sensible au toucher, au bruit, à la voix…

Pour sa réactivité vis-à-vis des humains et son activité motrice : Le mieux est certainement de le lâcher dans un endroit clos et de ne rien lui demander. Il suffit d’observer s’il bouge et s’il vient nous voir. S’il bouge sans qu’on ne lui ait rien dit, c’est qu’il est plutôt actif, énergique (sauf s’il est inquiet d’être loin des copains, grégarité !). S’il vient vers nous, il est sûrement proche de l’homme.

 

En connaissant tous ces éléments, il est même possible d’établir le profil du cheval parfait avant le début des recherches. Profil parfait pour vous bien sûr car il n’existe pas de bon ou mauvais tempérament. Cela dépend de vous, de vos goûts, de votre niveau et des disciplines que vous pratiquez.

Exercice : Barres au sol au pas

Exercice : Barres au sol au pas

Je vous entends d’ici : « Des barres au sol au pas ? Trop facile ! ». Et bien je vous mets au défi de le faire correctement. Je n’ai pas dit parfaitement mais juste correctement.

Vous verrez que j’aime travailler avec des barres, des plots ou n’importe quel autre repère. Cela permet d’être précis dans ses demandes. Et les barres au sol (ou cavaletti, c’est encore mieux) permettent de travailler tellement de choses. D’une part, comme elles amplifient le mouvement, le travail est réellement efficace. D’autre part, elles poussent le cheval à se prendre en charge, à faire attention, à rester un minimum tonique.

Donc, aujourd’hui, il s’agit de franchir des barres au sol au pas avec un cheval dans l’impulsion, droit.

1) Les barres au sol pour les poulinous !

Juste quelques mots si votre cheval n’a jamais franchi de barres ou s’il les craint. Ne mettez qu’une seule barre au sol et passez dessus tranquille, rênes longues, aux deux mains. Faites autant d’aller-retours nécessaires, il ne doit plus en avoir peur. Puis rajoutez une autre barre, puis une autre…etc

2) Toujours rênes longues

Schéma-exercices-barres-au-sol-1

Schéma exercices barres au sol 1

Installez le dispositif de barres avant de préparer votre cheval, c’est plus agréable ensuite quand on est dans la carrière de ne pas avoir à descendre. Mettez 5 ou 6 barres espacées de 0,80m chacune. Suivant votre niveau ou ce sur quoi vous voulez concentrer votre séance, vous les disposez en bord de carrière (sur la piste), sur une piste intérieure, sur la ligne médiane ou sur la diagonale. Personnellement, j’aime moins la diagonale car cela nous fait aborder les barres toujours à la même main.

Une fois à cheval, après votre détente (oui, après votre détente, c’est un vrai travail que je vais vous demander !), passez le dispositif rênes longues, aux deux mains. Cela permet de savoir où en est le cheval avec les barres. S’il chauffe un peu, recommencez. S’il s’en fout (il risque d’ailleurs de trébucher), réveillez-le. S’il est tranquille et en avant, c’est juste parfait. Pour ceux qui connaissent très bien leur cheval, faites quand même ça de temps en temps, cela évite au cheval d’associer systématiquement les barres avec impulsion, tension, rênes ajustées, engagement…etc. Bref, j’ai vu trop de chevaux qui se mettaient à stresser dès qu’on remontait sur nos rênes.

3) Ajustez vos rênes

Votre travail est de garder votre cheval droit et dans l’impulsion. N’oubliez pas de franchir les barres bien au milieu et perpendiculaire (sinon, la distance entre les barres ne sera plus bonne). Pas si simple d’avoir un cheval tonique au pas. Vos mains doivent rester basses, au contact. Inclinez légèrement (j’ai dit légèrement !) votre buste en avant de manière à suivre votre cheval si jamais il bondit un peu plus au-dessus d’une barre. Autrement, il va prendre un coup dans les dents, c’est pas très cool surtout s’il bosse bien.

Il est aussi possible que votre cheval se défende un peu, refuse le contact avec le mors. Evitez le tirer-pousser que beaucoup de cavaliers affectionnent. Cela ne résout souvent pas le problème, comme tous les rapports de force. Demandez-lui plutôt des choses simples comme des cercles ou des transitions mais toujours dans l’esprit boulot. Vos rênes ajustées avec des mains fixes, vos jambes pour l’impulsion et votre cheval toujours droit sur sa ligne ou son cercle.

4) Les variantes

Que ce soit pour nous ou pour le cheval, c’est bien de varier les exercices même si on reste dans le même esprit avec le même objectif (qui est, ici, de passer des barres au sol au pas correctement !).

  • Cercle (ou volte) : Il peut être intéressant de faire un cercle juste avant le passage des barres. Par exemple, si votre dispositif est installé sur une piste intérieure, travaillez votre doublé, vous devez être au niveau du milieu des barres. Faites un cercle, bien rond, toujours avec le regard sur le milieu des barres. Vous pouvez installer des plots au départ du cercle (qui seront aussi l’arrivée du cercle !) Votre cheval doit s’incurver sur son cercle, gardez bien votre jambe intérieure à la sangle pour que votre cheval ne se couche pas. Attention de ne pas perdre de l’impulsion. A la sortie du cercle, vous revenez droit sur la ligne (vous devez toujours être au niveau du milieu des barres). Si votre cheval était bien sur le cercle, il sera bien sur le franchissement des barres. Autrement, il y a de fortes chances qu’il ait perdu toute son impulsion et qu’il faille le pousser dessus (je vous rappelle que nous sommes au pas !)

    Schéma exercices barres au sol 2

    Schéma exercices barres au sol 2

  • Transitions : C’est bien connu, on se sert des transitions pour travailler l’équilibre du cheval, son élasticité et… sa tonicité. Nous devons franchir des barres au pas mais sinon, on peut trotter et galoper, non ? Par contre, toujours pareil, dans l’esprit on bosse ! Partez pas « vent du cul dans la plaine » en lâchant tout… Ça, vous le ferez à la fin de la séance si vous voulez ! Je vous propose de trotter ou galoper entre chaque passage de barres. Utilisez toujours des plots pour être précis. Vous pouvez garder ceux que vous avez utilisés pour le cercle avant les barres. Et vous pouvez en mettre 2 autres pour faire un 2ème point précis après. Entre nous, vous pouvez aussi vous servir des lettres de la carrière. Mais j’aime bien les plots, cela évite de tourner la tête. Donc, vous l’avez compris, transition au trot ou au galop après les barres, transition au pas avant. La même chose, ne perdez pas l’impulsion dans votre transition descendante, gardez vos jambes !
  • Changez le nombre de barres : Vous pouvez, par exemple, enlever une barre dans l’enchainement. Votre cheval fera donc une foulée entre 2 barres. Ça, c’est plus pour le cheval que pour vous. Ils sont toujours un peu surpris quand le dispositif change, c’est top pour travailler sa concentration.
  • Agrandir la distance entre les barres : Si votre cheval est super sur l’exercice, vous pouvez travailler son amplitude. Pour cela, rajoutez 20 ou 30 cm entre chaque barre pour qu’il allonge sa foulée. Si tout était bien jusque-là, ne changez rien. Gardez juste vos jambes en alerte si baisse de tension !

Pourquoi travailler autant au pas ?  L’avantage d’être au pas, c’est notre fixité. Nous pouvons prendre le temps et nous concentrer sur le placement de nos aides. La répétition nous donne des automatismes que nous retrouverons au trot puis au galop. Un peu (ou beaucoup !) de mise en selle pour la position et la fixité et hop, le tour est joué ! Oui, je sais, ce n’est pas si simple que ça.

Pour cet exercice, n’oubliez pas de varier vos demandes toujours concentré. Le contact entre vos mains et la bouche de votre cheval doit être franc et constant. Vos jambes doivent être présentes quand il le faut. Lors du franchissement des barres, votre corps doit accompagner le mouvement du cheval.

Je finirais en insistant que, comme pour tout exercice, il doit être préparé. Cela ne sert à rien d’aller franchir les barres si votre cheval n’est pas prêt, dans l’impulsion et droit.

Si certains d’entre vous testent les barres au sol au pas, je vous invite à nous dire ce que vous avez réussi et les problèmes que vous avez rencontrés.


Photo d’en-tête : Image tirée du livre Cavaletti, dressage et sauts (Ingrid et Reiner Klimke)