Propriétaires et cavaliers : Comment vous assurer

Il existe de nombreuses assurances concernant l’équitation et on ne sait jamais comment s’y retrouver… Heureusement, vous n’aurez pas à souscrire à toutes les assurances pour avoir l’esprit tranquille. L’important est de savoir ce dont on a réellement besoin et de connaître les risques possibles si vous n’êtes pas protégé. Nous avons mis tout ça au clair pour les cavaliers et les propriétaires dans l’article qui suit.

 

1- La licence FFE

Cette licence fonctionne comme une assurance personnelle qui vous protège lorsqu’un accident vous arrive en action d’équitation. Ainsi, vous êtes protégé en toutes circonstances que vous soyez « dans le cadre d’un club ou à titre privé, en tous lieux, y compris avec un véhicule hippomobile, que le licencié soit conducteur ou passager. ». Cette assurance est en réalité une assurance corporelle pour le cavalier qui peut se blesser. La licence sert aussi de responsabilité civile si le cheval cause des dommages à un tiers, surtout si vous n’êtes pas le propriétaire. Dans le cas d’une demi-pension le proprio peut, à juste titre, vous obliger à y adhérer. Pensez-y car on l’oublie parfois mais se faire marcher sur le pied, par exemple, ça arrive souvent ! C’est pas agréable et si en plus on doit payer les frais du médecin… Pour adhérer à la licence (dans un club, on vous le demandera obligatoirement), le prix est fixe : 36 euros pour les majeurs et 25 euros pour les mineurs.  Pour en savoir un peu plus, ce document FFE que vous pouvez retrouver à l’intérieur de votre licence : infos_garanties_assurance_2017

On ne parle ici que du côté assurance de la licence. Mais il faut savoir que sans elle, on ne peut pas passer nos galops ni s’inscrire en compétition bien sûr (puisqu’on n’est pas assuré !). A savoir aussi que la licence donne de nombreux avantages et de nombreuses réductions (selleries, salons, abonnements magazines…). Ce qui fait qu’on retombe très vite dans ses frais.

 

 

2- La responsabilité civile propriétaire d’équidé

La responsabilité civile d’un propriétaire d’équidé (RCPE) ne s’applique pas lors de la pratique de l’équitation mais justement pour les cas hors action d’équitation. Vous n’imaginez pas les problèmes qu’il peut y avoir si votre cheval casse une clôture, s’échappe, refait la pelouse du voisin ou bien donne un coup de pied dans la portière d’une voiture. Cette assurance est donc là pour couvrir les dégâts que pourrait causer votre cheval hors pratique de l’équitation et les soins du cheval (bien sûr dans une certaine limite !). Ce qui signifie que les propriétaires doivent avoir leur licence FFE s’ils montent leur cheval en plus de la responsabilité civile pour les moments où ils sont sur leur cheval. Le pris de la RCPE est de 31 euros pour le 1er cheval et de 22 euros à partir du 2ème.

D’ailleurs, renseignez-vous auprès de votre assurance habitation car, souvent, votre cheval est considéré comme un animal de compagnie et est donc couvert au même titre que la RCPE. C’est peut-être moins cher !

A savoir également :

  • Si vous prêtez votre cheval à titre gratuit à un ami, il sera couvert par votre RCPE vis-à-vis des tiers. Cependant, gardez en tête qu’il ne sera pas assuré pour ses propres blessures.
  • La RCPE prend aussi en charge l’Assistance du cheval 24h/24. C’est à dire que si votre camion tombe en panne ou si vous avez un accident, votre cheval sera conduit gratuitement dans un centre équestre agréé et les frais de sa nuit seront payés.

 

3- Assurance du cheval

Lui aussi a le droit d’être rassuré ! C’est pourquoi il existe l’assurance mortalité-vol-frais de vétérinaire qui couvre les risques que peut encourir votre cheval. Il existe en effet des assurances pour les frais véto qui couvrent  jusqu’à un certain montant les blessures de votre cheval. Mais attention, il faut être vigilant car chaque assurance a ses propres conditions. Par exemple, elles peuvent prendre en compte les antécédents vétérinaires de votre cheval. Certains ne prévoient pas non plus de rembourser les frais de certaines maladies (ex : coliques). Il faut donc bien faire attention à comparer les assurances et prendre celle la plus adaptée à votre cheval. Pour les assurances mortalité ou vol, elles sont moins fréquentes car souvent très chères. D’ailleurs on prend ce genre d’assurance si le cheval a une certaine valeur financière (pour amortir le coût s’il y a décès ou vol et pouvoir racheter un cheval de qualité identique).

Pour choisir son assurance, le mieux est de demander des devis à différentes entreprises sur Internet pour bien connaître ce qui est pris en compte (par exemple : Equitanet propose un tableau de garantie ici).

 

C’est plus clair maintenant ? Vous savez maintenant les démarches à entreprendre si vous souhaitez être bien assuré. La licence FFE est indispensable si vous êtes cavalier. La RCPE vous aide en tant que propriétaire si jamais vous n’êtes pas couvert par votre assurance habitation. L’assurance de votre cheval vous garantit une prise en charge des soins, du vol ou bien de la mortalité. Il est vrai que ça peut paraître un peu cher mais c’est comme une voiture : on a l’impression qu’on paye pour rien mais une fois que le malheur nous tombe dessus, on est bien content de l’avoir. Si vous êtes demi-pensionnaire, on vous recommande fortement d’avoir votre licence FFE car si vous cassez les installations du proprio, c’est pour votre pomme ! Libre à vous maintenant de choisir votre protection !

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